24 octobre 2006
SOLUTRE, compte rendu
SOLUTRE – le Dimanche 1er octobre 2006
Organisé par Pierre
11 motardes et motards s’étaient donnés rendez-vous sur le parking de la coopérative viticole de Buxy…. Au programme, Pierre avait tracé un itinéraire assez direct pour Solutré, puis petites routes pour flegmarder vers les buttes de notre Bourgogne Sud.
La journée s'annonçait humide et pluvieuse. Dès 8 h on enfilait les pantalons et vestes de pluie !!!! Heureusement qu'à Messey sur Grosne où on prenait le traditionnel café-croissant la pluie s'arrêtait. A noter l'excellent accueil du nouveau propriétaire du café : un motard qui envisage de faire un relais ….motard ...
Pierre avait fait l'itinéraire pour la journée et avait prévu de nous emmener visiter le musée de la Préhistoire à Solutré, avec restaurant chez Jack à Milly Lamartine, puis balade au dessus des buttes de Bourgogne sud, à savoir le Signal de la Mère Boitier, le Mont Saint Cyr, le Signal de la Butte de Suin.
Musée de la Préhistoire à Solutré : gratuit le 1er dimanche de chaque mois. Accueil très sympa. Moi j'adore tout ce qui a trait à la préhistoire aussi la visite de ce musée m'a enchantée. J'ai même trouvé un percuteur au cours de la balade dans le jardin entourant le musée. Avec Solèn on a bien essayé de faire éclater les cailloux mais c’était pas franchement réussi .. ouille ouille les doigts ….
Pour Laurent qui se régale à lire mes infos sur le sites visités (et pour les autres aussi …) quelques petits mots sur le site préhistorique de Solutré :
Situé au pied même de la Roche de Solutré, haut lieu touristique de France, le musée présente les collections d’un des plus riches gisements préhistoriques d’Europe : un site de chasse fréquenté pendant plus de 25 000 ans par des hommes du Paléolithique supérieur (de 35 000 à 10 000 ans avant J.C.) qui sont venus chasser, dépecer et boucaner des milliers de chevaux et de rennes. Il reste à cet emplacement une accumulation d’ossements qui est à l’origine de la célèbre légende, aujourd’hui démentie, des chevaux précipités par les chasseurs depuis le sommet de la roche. C’est en réalité au pied de l’escarpement rocheux que les troupeaux étaient traqués puis abattus.
En 1866, au pied de la Roche, au lieu dit le "Crot du Charnier", un jeune chartiste mâconnais, Adrien Arcelin découvre des silex taillés, au cours d’une promenade. Des ossements fossiles étaient déjà connus sur ce lieu et utilisés comme engrais. De même, des fragments de brèche osseuse dure et compacte, servaient à l’édification de murs de clôture des parcelles viticoles. On attribuait alors ces vestiges à des combats féodaux de cavalerie.
Ces indices conduisent Arcelin et son ami géologue Henry de Ferry à entreprendre les premières fouilles à Solutré.
En 1907, l’abbé Breuil vient tracer à Solutré une coupe stratigraphique qui révèle sept niveaux archéologiques régulièrement superposés de l’Aurignacien (29 000 ans avant J.C.) au Magdalénien (12 580 ans avant J.C.). Cette fouille permet à l’abbé Breuil de gagner la bataille de l’Aurignacien qui l’opposait depuis longtemps aux tenants d’une antériorité de la civilisation solutréenne sur celle d’Aurignac.
Dans les années 1920, on croit découvrir à Solutré des sépultures préhistoriques dans les niveaux supérieurs du "Crot du Charnier" qui s’avèreront être par la suite des tombes mérovingiennes.
De 1968 à 1978, des fouilles sont entreprises par Jean Combier, Directeur de recherche au C.N.R.S. Les premiers résultats confirment la stratigraphie de l'abbé Breuil. Les techniques actuelles de l’archéologie pratiquées à Solutré permettent la compréhension de la formation géologique du site, de l’environnement naturel des modes de vie des chasseurs du paléolithique qui ont occupé ce haut lieu.
Le site de Solutré est célèbre pour avoir donné son nom à une culture du Paléolithique supérieur : le Solutréen (de 20 000 à 16 000 ans avant J.C.) caractérisée par ses feuilles de laurier, chef d’œuvre de la taille du silex.
En 1869, Gabriel de Mortillet, en examinant le matériel lithique recueilli au "Crot du Charnier", conclut à l’existence d’une civilisation originale du Paléolithique Supérieur, à laquelle il donne le nom de Solutréen. L’industrie solutréenne se caractérise par la technique de taille remarquable de pointes de silex qu’une analogie de forme a fait désigner sous le nom de feuilles de laurier .
Ces pointes étaient travaillées sur leurs deux faces en retouches rasantes par enlèvements parallèles très minces et réguliers. A son apogée, la période solutréenne vit le façonnage d’outils plus fins que les précédents, dénommés feuilles de saules, retouchés sur leur seule face supérieure avec les mêmes procédés.
Et voilà, bon maintenant passons aux choses sérieuses car il est bientôt midi et on a faim…….
Restaurant "auberge chez Jack" : une super bonne adresse. J'ai englouti une tête de veau vinaigrette (je n'en avais jamais mangé d'aussi bonne…. Et je m’y connais …..), suivi d'une langue de boeuf sauce au vin (là encore c'était délicieux et les rapaces convoitaient avec envie mon plat !!!), fromage blanc servi avec ail et ciboulette puis marmelade de coing. Pour d’autres c’était Escargots de Bourgogne, rognons de veau, saucisson chaud à la Beaujolaise….. Je peux vous dire pour l’avoir vu qu’il ne restait rien dans les assiettes…
15 h quand on sort du resto .... la route est sèche et on part se promener au signal de la Mère Boitier. On laissera les motos sur le parking et on gravira (histoire de digérer) un petit sentier qui nous emmène au point de vue. Photos, observation du paysage…
On continue par des petites routes encombrées de bogues de châtaignes !!! A Montmelard, on monte au parking du Mont Saint Cyr mais les motards ne sont pas beaucoup marcheurs et rechignent à monter à pied au sommet pour le point de vue !!!
Et c'est avec un grand soleil généreux et chaud qu'on atteint la Butte de Suin. Nous les filles, déchaînées, on grimpe à l'assaut de la statue de la Vierge ...(Piston, j’attends les photos…..) Parait qu'on nous entendait chanter les psaumes dans tout le village hi hi hi hi…..
Pierre toujours devant cherche les petites routes pour rentrer sur Saint Gengoux. Super, il nous dégote une petite départementale qui sillonne à travers les champs où les charolaises paissent tranquillement et nous regardent passer d'un air interrogateur. La route passe par Sailly, Bonnay.... des villages qu'on avait encore jamais traversés !!!! l'allure est bonne ….
Arrêt buvette au café des Bruyères, après St Gengoux où les Chalonnais attendent la fin de l’orage pour rentrer.
20 h 00 on rentre à la maison, fatigué et l'estomac bien chargé mais très heureux de notre balade !!!!! Quelle belle journée avec les copains, c'était génial !!!
Muriel
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